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GABRY AVOCAT
La fixation du fermage n’est pas libre ; elle reste encadrée par un arrêté préfectoral.
Dans le département du Nord, l’arrêté applicable a été modifié en 2024, ce qui entraîne des conséquences notables pour le zonage et pour les critères d’évaluation des parcelles.
Marianne Gabry – 29 aout 2025
Jusqu’à présent, l’ancien arrêté distinguait six zones tarifaires selon la situation géographique des terres.
Le nouvel arrêté simplifie cette architecture et retient désormais trois zones, ce qui facilite la lecture et l’application tant pour les praticiens que pour les propriétaires.
Cette rationalisation vise à homogénéiser les valeurs locatives en tenant compte des réalités agricoles contemporaines.
La qualité reste le critère principal d’affectation des terres à une classe tarifaire.
L’arrêté distingue trois catégories : terres bonnes, terres moyennes et terres médiocres.
On entend par terres bonnes les sols profonds et bien drainés, aptes à des cultures exigeantes.
Les terres moyennes correspondent à des sols de profondeur modérée dont la productivité reste sensible aux aléas climatiques.
Les terres médiocres regroupent les sols superficiels, sableux ou inondables, dont la valeur agronomique demeure limitée.
L’arrêté de 2024 introduit des éléments d’appréciation supplémentaires pour mieux refléter l’exploitation effective des parcelles.
Désormais, l’accessibilité constitue un critère : l’absence d’un chemin praticable par les engins agricoles peut entraîner une décote de 5 % sur le barème.
L’arrêté prévoit également des ajustements pour les zones improductives et pour les ZNT (zones de non-traitement).
Lorsque des surfaces ne peuvent être cultivées en raison d’une contrainte telle que la ZNT, l’arrêté autorise l’application d’une décote pouvant atteindre 50 % sur la surface concernée.
Les exploitants et les bailleurs doivent désormais vérifier, lors de la fixation d’un fermage, la nouvelle appartenance zonale et l’éventuelle application des décotes.
Il importe d’établir précisément l’état des lieux, la nature du sol, l’accès et les contraintes environnementales afin de justifier l’affectation retenue.
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