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GABRY AVOCAT
Anticiper les délais de votre congé pour reprise. Dans cet article, découvrez les repères incontournables pour délivrer votre congé en temps et en heure, et sécuriser votre projet de reprise.
Marianne Gabry – 31 juillet 2025
Le législateur prévoit le renouvellement automatique du bail rural, conclu pour une durée de neuf ans. Ce renouvellement constitue une règle d’ordre public à laquelle aucune clause du contrat ne peut porter atteinte.
Le bailleur doit signifier le congé pour reprise au plus tard dix‑huit mois avant la fin du bail.
Si la date d’échéance du contrat intervient le 30 septembre 2027, le congé doit impérativement être notifié avant le 30 mars 2026.
Le congé pour reprise doit notamment mentionner la date d’effet, le motif de la reprise et l’identité du bénéficiaire, ainsi que sa profession, son domicile et l’habitation qu’il occupera avant et lors de la reprise.
L’avocat se charge de rédiger le congé de façon que le preneur puisse apprécier pleinement la situation.
Un congé envoyé trop tôt risque d’être jugé prématuré.
Il est recommandé de consulter un avocat spécialisé environ deux ans avant l’échéance du bail.
Lorsque la reprise intervient en dehors du cycle neuf années (par exemple pour une reprise sexennale), la notification doit intervenir deux ans avant l’échéance.
Il revient au bailleur de consulter son conseil deux ans et demi avant cette échéance.
Le bail verbal suit généralement la date du contrat type départemental, mais la prise de possession effective peut différer, notamment pour les parcelles à usage de pâture.
L’avocat vérifie la date d’entrée en jouissance pour calculer précisément le délai de dix‑huit mois.
Le droit de reprise appartient au bailleur.
L’acte de congé doit émaner du propriétaire en titre jusqu’à la date d’effet ; toute cession intervenant en cours de procédure expose le congé à l’annulation.
Ce droit se transmet avec la propriété, indépendamment de l’auteur du bail initial.
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